samedi 8 octobre 2011

Photos du Chantier de l'Ecole B de KANGARE

Photos envoyée cette semaine par Souleymane

mercredi 21 septembre 2011

Manifeste contre les Refus de Visas

Voir sur le site LACIM-AUBIERE : http://lacim-aubiere.blogspot.com/2011/09/manifeste-contre-les-refus-de-visas.html
http://lacim-aubiere.blogspot.com/2011/09/manifeste-contre-les-refus-de-visas.html

mardi 20 septembre 2011

Laché de ballon le samedi 17 septembre 2011, place de la Victoire, au profit de LACIM






Cette opération a été organisée par le groupe LACIM-Anatole France de Clermont pour faire connaitre LACIM et récolter de l'argent pour le financement au Niger d'un projet d'alphabétisation dans un village.






video

lundi 19 septembre 2011

Echanges entre Jacques et Souleymane à propos des projets du village de KANGARE

Pour entretenir la flamme du soutien au développement dans notre relation avec KANGARE, cela nécessite des échanges, parfois soutenus, et c'est la raison pour laquelle, avec Souleymane, nous ne cessons de communiquer pour que notre vision des problèmes et des initiatives du village soit la plus complète possible. 
Voici donc un échantillon de ces échanges récents à la veille d'une réunion de notre groupe LACIM-Champfleuri.


De : Jacques FONTAINE
Envoyé : mercredi 14 septembre 2011 11:20
À : 'kane souleymane'
Objet : Point sur de nombreuses questions !!

Bonjour Souleymane,

J’espère que tu vas bien ainsi que ta petite famille et que tes projets en matière d’agriculture et d’élevage progressent comme tu le souhaites.
J’attends toujours le projet de convention entre Kaab-Noogo et A.S.A.O., car c’est un acte important pour les bailleurs que sont LACIM et la Mairie d’AUBIERE.
Il serait bon aussi de nous dire comment avancent les construction de logements pour les maîtres, les latrines et le forage pour l’école ?.
Comment seront équipées les 3 classes en dur qui vont voir le jour (tables-bancs, bureaux, tableaux…) ?
Est-ce que les jeunes ont trouvé un accord avec l’appui du Maire pour abriter et gérer leur « Club de Lecture » ?
J’ai besoin pour le groupe LACIM-Champfleuri d’une première évaluation du bilan de l’opération « Agriculture Durable » ou « Zaï » dans sa 2ième année pour que nous commencions à nous positionner pour des soutiens à venir.
Lors de ma visite en mars il était question de besoins en charrettes. Qu’en est-il, est que cela a été évalué et chiffré ?
Où en est l’usage des graines améliorées qui est porteur encore d’au moins un doublement des rendements en matière de récoltes de céréales ?
Nous n’avons plus entendu parlé du projet de plateforme multifonctionnelle. Y-a-t-il eu des initiatives en ce sens ?
On avait parlé de faire faire par des jeunes de l’école d’hydraulique 2IE une pré étude pour un barrage sur le bas-fond. Là encore y-a-t-il eu des initiatives ? Et qui doit les prendre pour que tout ne repose pas sur tes épaules ?
Je n’ai plus entendu parler de l’opération « Dami » avec KOUNDE qui est restée inachevée et sans conclusions. Qu’en est-il ?
Est-ce que les projets d’alphabétisation d’adultes en appuis sur les maître d’école ont avancé et qu’attends le village de LACIM. On n’a jamais reçu de réponse précise sur un projet d’alphabétisation hors le fait que ça couterait 300fr par élève, mais pour combien de temps et combien d’élèves ?
Il y a maintenant un grand nombres de questions sans réponses pour le moment qui risquent fort de freiner notre dynamique aux soutiens de projets pour KANGARE.
Peut-être est-il temps de penser, pour ce qui concerne LACIM-Champfleuri à d’autres jumeaux, puisque KANGARE, après la construction de l’école B, a moins besoin de notre soutien ?
Peut-être dois-je exprimer tout cela dans un courrier au comité de jumelage.
A ce propos j’aimerais disposer de la liste des membres du comité de jumelage avec leur qualité, de même que pour Boulguin.
Je te mets toutes ces questions noir sur blanc pour qu’on en discute et que ma visite prévue en novembre serve véritablement à faire avancer les choses.
Il y a aussi une grande inertie dans nos rapport avec ROLLO. Des projets comme le camion ou la radio rural n’ont pas encore fait l’objet du moindre échange par écrit sous forme d’avant projet réellement portés par la commune. Je sais que le Maire se sent bien seul, à part toi, pour faire avancer les dossiers. Mais là il n’y a même pas de dossier. Par exemple pour le camion, vaut-il mieux d’un camion de 4,5 tonnes de charge utile ou de 10 tonnes ? Qu’est-ce qu’on peut écrire concernant les conditions d’exploitation d’un tel outil pour la commune ? Comment les charges de fonctionnement et de maintenance seront assurées ?? Autant de question qui, si elles n’ont pas de réponses freine toute dynamique de projet !!!
Je te mets ci-dessous en copie mon projet de mission de novembre que j’ai envoyé à Zakaria en réponse à un de ses messages. Il faudrait que lui-même et d’autres s’attachent à répondre aux questions que je soulève.

« Je projette de venir au Burkina au mois de novembre avec comme objectifs :
-Rencontrer les acteurs burkinabés susceptibles de nous aider à monter une structure de formation par apprentissage, pour développer des compétences professionnelles de jeunes ruraux (de ROLLO) dans les métiers valorisables dans la commune de ROLLO.
Je pense aux « Maisons Familiales Rurales », concept français, déjà implanté au Burkina dans différentes communes.
-Visiter la ferme expérimentale de GUIE dans la province d’Oubritenga.
-Visiter nos jumeaux LACIM, Kangaré et Boulguin
-Rencontrer le Maire de ROLLO pour faire avancer les projets de Maison Familiale Rurale à Rollo, de radio rurale, d’acheminement d’un camion pour les travaux de voiries de la commune…
-Faire avancer le projet de soutien d’Issa OUERMI par un Ministre en vue pour la prochaine élection municipale.
-Visite et contacts, en vue d’un nouveau jumelage LACIM, du village de Booré, commune de Bokin dans la province du Passoré.
-J’aimerais aussi aller visiter la Région de Bobo Diolasso !!

J’aimerais pouvoir compter sur ton engagement le plus déterminé, en tant que Président de « Lagmé Manégué » pour mener à bien les projets concernant Rollo.
Merci de m’envoyer la liste des membres du bureau de cette association avec leur qualité, et de me donner, au-delà de ce que je connais déjà, des éléments me permettant d’apprécier quel poids cette association peut représenter dans la vie de la commune de Rollo.
Nous serons amenés à échanger sur tous ces sujets avant ma mission dont j’entends préparer au mieux les différents aspects avant mon départ.

Pour ce qui concerne tes relations avec Harfleur, il n’y a pas de problème pour que tu les informes de l’avancée du chantier « Ecole B » à Kangaré.
A ce sujet je suis très heureux de constater que les choses avancent normalement et que Monsieur Sanou semble bien tenir ses engagements.
Avec Harfleur, tu as, en tant que Président de Lagmé Manégué, un rôle certain à jouer, en accord avec Issa OUERMI.
Peut-être qu’à l’avenir AUBIERE et HARFLEUR pourraient se mettre d’accord pour financer en commun des projets de la commune de ROLLO.
Mais pour cela c’est à vous à manifester ce souhait. Pour nous faire agir ensemble, il faut que vous en exprimiez la demande sur des projets plus conséquents. Ne pas oublier que nous sommes, chez nous dans une culture de l’écrit
Je pense à l’éventualité d’intervenir de façon limité dans le temps sur des crédits de fonctionnement (prise en compte, de manière dégressive dans le temps, de salaires de collaborateurs du Maire afin qu’il dispose des compétences humaines nécessaires pour avancer dans l’organisation de services municipaux) !!!
A cours terme, les 2 communes pourraient s’associer pour trouver le moyen de fournir un camion à la commune de ROLLO !! »

Excuse moi pour la longueur de mon message et le nombre de questions, mais c’est pour qu’on avance, et de notre côté que l’on se motive et se mobilise dans nos actions de soutien au développement.
Nous avons une réunion LACIM-Champfleuri lundi 19 septembre. Si tu pouvais apporter quelques réponses à des question concernant KANGARE ça nous permettrait de bien reprendre nos activités pour l’année.
A bientôt par téléphone et par mail.
Amitiés

Jacques FONTAINE

De : kane souleymane
Envoyé : lundi 19 septembre 2011 15:47
À : Jacques FONTAINE
Objet : Re : Point sur de nombreuses questions !!

Bonjour Jacques.
de retour du village ou j'étais hier accompagné de l'équipe technique de ASAO et de Adama Niatta notre chargé de relation avec le village, voici quelques réponses aux questions posées.
la construction de l'école est en marche. une foule très nombreuse est en ce moment sur le chantier avec pour aider les maçons.
Je joins un fichier des réponses. d'autre réponses sont en préparation
amitié et à tout de suite. 


Souleymane

Bonjour Jacques
J’espère tout va bien et que vos différentes activités vont bon train. Au village et à Ouaga tout ce passe mieux.
Quelques informations sur la situation générale au village
La saison pluvieuse au village est à sa phase finale (les céréales sont en phase de floraison). Mais quelques poches de sècheresse ont quasiment détruit les champs de maïs. L’espoir des paysans est placé sur le reste des céréales cultivées (mil, sorgho, ….). La pluviométrie n’est pas aussi généreuse que l’année passée.
Au niveau de l’école les résultats des admissions  au CEP 2011 est de 100% soit 45 élèves qui doivent prendre le chemin du collège. A ce niveau on note un taux d’abandon très élevé. Cela est dû au problème d’hébergement à Rollo, le problème de suivi des parents qui sont à 19 kilomètres du seul CEG du département, le nombre très élevé des élèves dans les classes notamment de 6ème dans ce CEG qui dépasse 120. Les filles sont les plus victimes de cette situation car elles sont en plus exposées à des risques de sexualité précoce et à des grossesses indésirées. Cette situation est inquiétante.
La solution idoine est la construction d’un autre collège dans la commune notamment à Kangaré qui fourni en dehors de Rollo le plus gros contingent au collège.
Au niveau du dispensaire, les rotations par quartier pour assurer la propreté des lieux se poursuit normalement. Cependant deux problèmes majeurs voir urgents se pose.
-La précarité de l’électrification des locaux ne favorise pas du tout le travail des infirmiers pendant la nuit. Le matériel installé il y a plus de 15 ans semble être amorti. L’appel du corps médical à l’endroit de l’Etat reste sans suite.
-un manque d’équipement pour évacuer les malades graves. Ce problème peut trouver une solution par l’achat d’un engin à trois roues mis sur le marché qui fonctionne comme une simple moto et sa conduction ne nécessite pas la possession d’un  permis de conduire. Il possède un bac arrière qui peut transporter une demi-tonne. Son entretien n’est pas du tout couteux.
Le Maraichage
Il est une véritable source de revenu. En 2011 75% du périmètre a été occupé. L’insuffisance d’eaux des puits due au nombre élevé des femmes sur le périmètre est la cause de l’abandon des 25%. L’oignon a été cultivé. Sur 4 portions de 3 mètres 3 évaluées  le poids moyen récolté était de 21,6 kgs. Le poids total de la récolte à l’hectare est estimé à 17,4 tonne d’oignon. Le revenu engrangé est estimé à trois millions deux cent quatre vingt sept mille (3 287 000) francs cfa.  62 femmes ont occupé le périmètre. Le revenu par femme dépasse quarante mille (40 000) francs cfa. La marge de bénéfice est estimée à 35000 fcfa.  
Construction de l’école « B »
Depuis mars nous étions sur pied d’œuvre pour mettre en route le projet majeure de l’année au village qui est la construction de l’école « B ». Mais je puis vous dire que nous gardons l’œil sur les autres projets. Le problème de la disponibilité de Monsieur Sanou pendant ce temps ne nous a pas permis de disposer dans le temps des documents (contrats) qui matérialise notre partenariat.  Nous avons continué l’organisation de cette activité sur le terrain avec le village (sensibilisation sur le rôle à jouer par les villageois dans la construction, leur mobilisation, réassemblage des agrégats (sable, gravions, cailloux).
Tout cela est maintenant effectif et le chantier a réellement débuté. Un contrat de tâcheronnat, un autre avec le technicien en bâtiment de l’ASAO ont été signés. Des copies desdits contrats vous serez envoyé par la poste.
1)      Construction des logements des maitres
L’ASAO lors de nos multiples rencontre nous rassure que notre dossier est dans des bonnes mains. C’est en Novembre de chaque année que les différentes décisions tombent après une résolution de soutien financier à l’ASAO votée par l’Etat Fédéral d’Allemagne. 
2)      Equipent des classes :
Pas de problème pour les tableaux car ils seront incorporés aux murs en ciment et peint en noir. Pour les tables banc, le ministère de l’enseignement de base est sollicité. A la question des latrine c’est ASAO qui complètera cette infrastructure.
Locale de lecture pour les jeunes :
Pour le moment les armoires contenant les livres sont gardées dans le village dans une maison privée mais et ceux qui sont intéressés passe auprès du responsable faire des prêts pour la lecture.
Au sujet des charrettes pour la production du composte, l’idée est de placer dans chaque quartier du village,  au moins une charrette par quartier pour permettre facilement aux des différents quartiers qui n’en possède pas. Le village est composer de 12 quartiers et nous possédons déjà 2 chabrettes  acquises avec le projet d’équipement en matériels que vous (LACIM) a financé en 2006.
Pour les graines améliorées en collaboration avec l’encadreur agricole basé à Rollo 5 paysans et 3 groupements de femmes ont bénéficié pour cette campagne agricole  d’un appui en semence de sorgho et de niébé. Cette phase pilote permettra à la fin de la campagne de s’assurer de la fiabilité de ces semences.
Pour les plateformes multifonctionnelles, une demande a été deposée dans une ONG dénommée OCADES spécialisée dans le financement de ces activités. Une mission de ladite ONG s’est rendue dans le village en juillet et s’est entretenu avec les groupements des femmes qui devront être les bénéficiaires. Elle promet de  donner une suite à ce dossier.
Pour les études sur le bafond l’initiative est au point mort pour le moment.
Pour l’alphabétisation des adultes, cette année a bien fonctionné. Une ONG (RAFOD) a accepté de prendre en charge pour cette activité en payant pendant 6 mois un instituteur formé à cet effet. 25 adultes en majorité de femmes ont suivi les cours. L’objectif est qu’au bout de trois ans ces bénéficiaires puissent se présenter au certificat d’étude primaire (CEP) qui peut les ouvrir à des opportunités d’emplois.
Pour le projet zaï c’est un rapport entier qui est en préparation et qui vous sera envoyé.
Pour la question sur la nécessité de continuer ou non d’aider Kangaré, je suis sur que ce n’est pas encore le moment.